Intuitions

14 juin 2010

Intuitions

Ce n’est pas tous les jours que l’on sent naturels
Les mots et les regards qu’une femme vous porte
D’autant quand la prunelle ardente et toute accorte
Confère à cet instant un charme intemporel.

Ce n’est pas tous les jours que l’on croise une étoile
Qui berce nos journées d’une voix envoûtante
Et caresse nos nuits d’étreintes haletantes
Comme un peintre à la main composerait sa toile.

Ce n’est pas tous les jours qu’un désir sans limite
Comme un verre sans fond invitant à l’ivresse
Prend racine en notre être en grand flots d’allégresse
Et bouillonne avec force en l’intime marmite.

Ce n’est pas tous les jours que l’on se sent bâtir
Des châteaux d’arcs-en-ciel, secrets plein de magie,
Qui,les soirs d’ouragans nous donnent l’énergie
De se réjouir alors du temps qui fait pâtir!

C’est encore moins souvent qu’un millier de détails
Nous troublent sans raison et en constellations
Éclairent chaque jour sans affabulation
La vie qui trop souvent nous meut dans des batailles…

La Muse

17 décembre 2009

La Muse

C’est un être élégant aussi radieux qu’un astre
Un de ces beaux esprits autant curieux qu’ouvert
Au monde qui l’entoure, à ses bijoux offerts,
Mais qui ne cède pas aux mille éclats des piastres.

D’un caractère joueur, parfois même coquin,
Pleine de gourmandise, animée de vigueur,
Elle promène ainsi avec chaleur son cœur,
Égrainantses envies de sourires taquins.

Héritière de Pan elle ravit les ouïes
D’un son tantôt joyeux ou tantôt pénétrant,
Large, piquant ou froid, triste ou bien enivrant
A l’aide de sa flûte en mélodies inouïes.

Ancienne naïade, admirable sirène
Elle aurait envoûté et Charybde et Scylla
Dressée sur son rocher, habillée de lilas
Montrant que dans les eaux c’était elle la reine.

Cette muse enivrante autant que délectable
De son ombre élancée se meut tel un félin
Offrant à son élu les espoirs de matins
Où l’aube rougeoyante offre un corps ineffable.

Son regard pétillant comme un nectar de fête,
Espiègle et déroutant brille de mille feu,
Et tous ses sens alors s’invitent audacieux
Au bord de ses désirs, devenant interprètes.

Sa lèvre incandescente, excitante et sensuelle
Au profond des baisers distille ses plaisirs
Et sa peau de satin est faite pour transir
L’intense sensation des caresses mutuelles.

Cette muse c’est toi et je veux célébrer
Ces instants délicats où le temps court plus vite
Où nos cœurs et nos corps en double écho s’invitent
A partager sereins l’ivresse de vibrer !

L’Amour

9 décembre 2009

Il existe peu d’instants dans nos vies
Où tout notre sang bouillonne avec force
Où notre cœur palpite avec envie
Où nos boyaux, avec désir se corsent
Où notre peau, chaude, ainsi nous convie
A boire la sève à travers l’écorce.

Aujourd’hui j’ai goûté cet instant rare
Où tout à la fois se révèle
Où tout alors nous ensorcèle,
Où nous volons ce monde à part
Et l’érigeons comme un modèle.

Il est alors là, beau et fugace :
Où l’on ne l’attend plus !
Où tout ce qu’on a cru
Peut enfin prendre place…

L’Amour !

Ode à la femme

31 août 2009

Ode à la Femme

Tu es dans mes pensées par delà les secondes
Et je bois tout le miel que me laisse ton spectre,
Sans les lamentations – que je laisse à Electre -
Tu éclaires mes jours en destinées fécondes.

Pareille à un soleil qui irradie des vagues
D’un rouge sanguin vif qu’on ne peut camoufler
Tu renvoies sur mon cœur les radieux reflets
De ton âme éclatante, étincelante bague.

Pour adoucir mes nuits il est un souvenir
Que j’aime à raviver sur ma peau endormie :
C’est le baiser sucré que m’offraient alanguies
Tes lèvres dessinées à l’encre du désir.

Le matin c’est mon cœur affolé par mes sens
Qui crie ton nom sans cesse en battant la chamade
Comme à Venise on donne une charmante aubade
Pour exhaler l’amour et d’ardentes avances !

Jour et nuit, demoiselle, aux mille et un visages
Tu feras de ma vie l’autel de tes plaisirs
Et j’oserai toujours de tes rêves saisir
L’impalpable bonheur qui traverse les âges.

Rencontre inattendue

30 novembre 2008

Rencontre inattendue

Attendant le métro, plongée dans ton ouvrage,
Happée par l’univers mystérieux de Sophie,
Je t’observais lisant, ces questions sur la vie,
Qui, jamais n’ont finies de traverser les âges.

Peut être était-ce un signe ou le fruit du destin
Lorsque dans notre attente, au milieu de la foule,
Calmes, déterminés, face au temps qui s’écoule
Nous nous sommes parlés d’un air presque mutin.

Je t’ai trouvé charmante et tes yeux, pétillants,
Comme un champagne fin que j’aime à déguster,
Ont instantanément  dans mon cœur incrusté
La marque raffinée d’un délicieux instant.

Te revoir et délier  les tissus de nos âmes,
Nous connaitre et puis rire à gorge déployée,
S’échapper en courant au nez des employés,
Etre bien, simplement, au creux de cette flamme,

Pouvoir le soir venu te surprendre et marcher
Avec toi dans Paris, brillant de mille feux,
Deviner les contours de ton galbe gracieux :
Tout m’invite à rêver d’Amour et de Psyché.

Méditations

30 novembre 2008

Méditations

Mon coeur s’est arrêté depuis samedi soir
Il reste suspendu aux douceurs de ton être,
Il a besoin pour vivre et prétendre au bien-être
D’Amour et de confiance en mille et un espoirs.

Quel plaisir de pouvoir partager notre temps
Ensemble, à nous lier, dans d’heureux sentiments !
Quel plaisir d’exhaler le meilleur de nous-même
Lorsque nous échangeons nos caresses d’amants !

J’ai soif de partager nos rouages intimes,
De pouvoir avancer à deux sur cette route :
Confiants et construisant au pouvoir de l’écoute
Nos fondations de couple en avenir sublime !

Ton baiser

14 novembre 2008

Ton baiser

Chaque être est à lui seul un univers subtil
Dont rarement l’on peut explorer les contrées,
Mais il est un instant si rare et si fertile :
Celui où un baiser permet de concentrer
D’ineffables regards en échanges tactiles.

Au diable mes mots ! Ils ne peuvent décrire
L’émoi que je ressens lorsque tu crées ce pont,
Qui, fort, intense, vient de nos cœurs adoucir
Les aigreurs du passé et forge l’attraction
De mondes étrangers unis dans le plaisir.

Ce ballet intérieur, mélange de nos corps
Dans une alcôve intime étourdi mon esprit !
Intensément puissant, il est comme le cor,
Intensément vibrant, il est un canari,
Joyeux et délicat, chantant de doux accords.

Ta lèvre cardinale en son rouge sensuel
Me fait perdre le nord par sa pulpe goûteuse !
Et je ressens en nous l’alliance émotionnelle
Lorsque nous échangeons nos envies amoureuses,
Lorsque de ton baiser né l’instant fusionnel.

Nuit charnelle

22 juin 2008

Nuit charnelle

Le désir était là, au creux de nos deux corps,
Nous tremblions, serrés, de plaisir sous nos peaux
Et les quelques bougies qui tenaient de décor
Dans nos yeux reflétaient la force du propos.

Caresses et baisers nous liaient dans l’intime
Et nos regards fiévreux traduisaient le transport
Que notre union pourrait dans ce moment sublime
Installer en nos cœurs jusqu’aux cieux de l’aurore.

Nos courbes étendues enfin se confondaient
Nos pouls s’accélérant, l’ivresse de l’étreinte
En ses frissons charnels de vie nous inondait
Et le bonheur alors n’était plus hors d’atteinte.

Aimer, simplement

22 juin 2008

Aimer, simplement.

La vie est un gâteau dont les goûts sont changeants :
Maintes fois j’ai coupé une part délicieuse
En me disant « Yogan! Tu la rendras heureuse ! » :
Mais soudain son parfum devenait dérangeant…

Parfois pour apprécier les mets les plus subtils
Il faut prendre conscience un instant des plus simples
Et savoir retrouver les saveurs de son couple
En chassant de son cœur ses penchants versatiles.

Aujourd’hui alertées, mes papilles en fête
Pleines de gourmandise attendent tes baisers :
Et j’aimerais toujours de ton âme apaiser
Toutes ses afflictions pour les rendre désuètes.

Vivons comme à présent et mettons sur l’autel
De l’Amour nos deux corps en gage de confiance,
Ne mettons dans nos cœurs quelque once de méfiance
Et jetons nous heureux dans la joie immortelle.

De nos vies

22 juin 2008

De nos vies

Durant ces six années, je t’ai porté aux nues
De mon cœur tu étais la gardienne sacrée
Nos moments partagés aux doux reflets nacrés
De bonheurs nourrissaient ma vie en continue.

D’abord je t’ai connue, femme forte et fragile
A la fois, sur ta peau, la fleur de ton passé
Déposait son vertige et tu te surpassais
Au fil de nos saisons modelant notre argile.

La Nature en ton sein t’offrit ses mille charmes :
Un éclair de génie éclaira ton esprit
La Beauté sans pudeur t’ouvrit ses draperies
Et de la Volonté tu recueillis ses armes.

Nos vies se confondant nous vivions harmonieux,
Apprenions à aimer pour notre vraie nature
Déposant nos envies sur notre conjecture
Nous construisions ensemble un avenir radieux.

Cent fois nous avons dit la force de nos liens,
Cent fois le ventre noué nous pensions à l’autre,
Vibrant pour une étreinte à vouloir la vie notre
Nos cœurs ne voulaient croire aux affres cartésiens.

Nos proches nous disaient former un beau duo,
La famille appréciait être à notre contact :
Nos joies avaient alors à leurs yeux un impact
Et nous resplendissions aux sons de leurs échos.

Accroître nos savoirs, toucher la connaissance,
Abreuver nos esprits de lectures savantes
Elever nos milieux aux personnes brillantes :
Nous formions par l’esprit une éclatante alliance !

Aux portes de nos vies la faute est survenue :
Cette faute sournoise inscrite dans ma chair,
Qui m’a fait perdre alors l’être qui m’était cher
Je la regrette encore : quel acte saugrenu !

Parfois la mécanique échappe à tout humain
Et la complexité des forces en présence
Assombrie l’énergie, jusqu’à même l’Essence
Où un acte mauvais s’y nourrit assassin.

Se perdre et puis renaître avec plus de panache
Tel un Phoenix ardent rejaillir des eaux troubles,
Laver toute blessure et les soigner en double
Pour raviver enfin les couleurs des attaches,

Il faut savoir déjouer les pièges de la vie,
Dépasser la souffrance immense qui nous ronge
Réapprendre sans doute à plonger dans un songe
Où le plus beau alors est de donner envie.