Le baiser
Le baiser
Assis, l’un contre l’autre à regarder Paris,
Nous sommes hors du temps, mon cœur est en transport
Et la Dame de fer danse de tout son corps,
Comme pour célébrer la douce féérie.
Les arbres majestueux imposent leur grandeur,
Depuis ta tendre enfance : ils gardent l’œil sur toi.
Je sens alors monter sous ma peau cet émoi
Qui me pousse à gravir les plus folles hauteurs.
Je désire ardemment goûter à tes délices,
Mes lèvres esseulées réclament un baiser,
Sous ton regard mon cœur s’érige en doux brasier :
Il est ton étendard que fièrement je hisse.
L’instant nous autorise un élan de tendresse :
Sans réfléchir alors nos ombres se confondent
Et dans un tourbillon, la jonction de nos mondes
Fait jaillir en mon âme un torrent d’allégresse
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