Les amants incandescents

7 octobre 2010

Les amants incandescents

Maintes fois sur le feu nous avons attisé
Nos désirs les plus fous en amants inconscients
Et nos corps consumant nos vies électrisées
Brûlaient sur le bûcher d’un chaud ciel peint de cyan.

Nous nous délections des flammes d’un enfer
Que nous portions aux nues tel un fier paradis;
Pareils à des guerriers nous croisions le fer
Avec nos chairs durcies par ce doux incendie.

Nos regards crépitaient de passions dévorantes
Prenant de chaque instant des clichés mémorables,
Nos veines traversées par une lave ardente
Rythmaient chaque bouffées de nos danses de Diable.

L’impétueuse fièvre affurait nos raisons
De cuisantes visions des ribotes antiques
Et l’Echo, caressé par le chant des liaisons
Se souviendrait longtemps de nos pouls frénétiques.

Comme un volcan vivace entrant en éruption
D’épais et sulfureux nuages de nos sels
Se formaient au dessus de nos peaux en fusion
Contrastant le magma qui glissait sur nos ailes.

Comment ne pas se perdre en ces instants violents
Où la raison alors cède le pas aux sens
Où le coeur martelé de flots ensorcelants
S’abandonne absolu sur l’autel des jouissances!


4 Responses to “Les amants incandescents”

  1. Aralf on octobre 8, 2010 12:31

    En effet c’est incandescent !
    Et… très bien écrit…
    Cordialement
    Aralf

  2. admin on octobre 11, 2010 18:46

    Bonjour Aralf,

    Venant d’une personne qui manie aussi bien la plume que toi, je suis ravi que ce poème ait pu t’embraser. N’hésite pas à me contacter pour un échange de lien avec ton blog.
    Avec mon estime,
    Yogan

  3. Vénusia on octobre 26, 2010 9:19

    ce texte n’est pas en classique.(néo-classique)
    mais ça ne lui retire pas sa grâce.
    merci de ce partage
    amitié poétique, bonne journée.

  4. Darius Hypérion on janvier 30, 2011 23:28

    Bonsoir,

    On ne dit pas classique, cela se rapporte au siècle de Louis XIV, ce sont des auteurs comme Racine, Corneille, La Fontaine. Ronsard est un baroque, Hugo un romantique, Baudelaire un symboliste.

    Quand vous parlez de césure, rimes féminines, etc, vous faites référence au vers régulier. Or, vous enfreignez de nombreuses règles du vers régulier. Par exemple, attisé, rime masculine, ne rime pas avec électrisées, rime féminine, de même que paradis et incendie, sels et ailes, sens et jouissances. Vous ne pouvez mettre que des rimes féminines dans le même quatrain, comme au troisième.

    Vous ne pouvez faire rimer des rimes singulières et plurielles (terminées par s, z, x) : inconscients/cyan, dévorantes/ardente, mémorables/diables ne riment pas.

    Les vers suivants ont des syllabes de trop :
    Et nos corps consumant nos vies électrisées
    Que nous portions aux nues tel un fier paradis;
    Nos veines traversées par une lave ardente
    Rythmaient chaque bouffées de nos danses de Diable.
    vec nos chairs durcies par ce doux incendie.
    En effet, les E terminaux de viEs, nuEs, traverséEs, boufféEs, durciEs, comptent.

    Voilà pour une lecture rapide.
    Si ces règles vous intéressent, ce qui semble être le cas, mon blog est en lien. J’y ai expliqué certaines règles dans quelques essais sur la rime, la synérèse et la diérèse, etc.

    Cordialement

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