Noël

1 août 2011

Noël

Les archers, dans la nuit, font valser langoureux
Vos esprits en mon cœur et je vois au dehors
Des paillettes glacées parées de reflets d’or
Voltiger dans les airs en ballets vigoureux.

Je ferme alors les yeux et Chopin au piano
Elégant fantaisiste illumine les lieux
M’offrant votre chaleur et l’on ne pourrait mieux
Sentir votre présence au bout de ces canaux
Qu’il ouvre dans mon âme en accords harmonieux.

En ronde nous dansons sur un lac enneigé,
Les cygnes dans leur grâce accueillent notre fête
Et posent, distingués, de grands loups sur nos têtes ;
Leur souffle nous indique au loin la mer Egée :
Pourrions-nous  voyager jusqu’aux trésors de Crête ?
Ou bien tout simplement à l’abri des dangers
Rire et puis partager dans nos grandes assiettes
Tous les succulents mets dont on ne laisse miette ?

La lune n’oserait pour rien nous déranger !
Jouissons du feu ardent qui consume nos chairs
En ce jour de Noël  hors du temps citadin :
La ferveur des pensées, celle des paladins,
Anime notre joie de mille et un éclairs !
Vous m’accompagnez tous, pareils aux astres clairs
Et je sens votre Amour, aussi doux que le daim,
Répandre puissamment ses bienfaits dans mon air.

Les amants incandescents

7 octobre 2010

Les amants incandescents

Maintes fois sur le feu nous avons attisé
Nos désirs les plus fous en amants inconscients
Et nos corps consumant nos vies électrisées
Brûlaient sur le bûcher d’un chaud ciel peint de cyan.

Nous nous délections des flammes d’un enfer
Que nous portions aux nues tel un fier paradis;
Pareils à des guerriers nous croisions le fer
Avec nos chairs durcies par ce doux incendie.

Nos regards crépitaient de passions dévorantes
Prenant de chaque instant des clichés mémorables,
Nos veines traversées par une lave ardente
Rythmaient chaque bouffées de nos danses de Diable.

L’impétueuse fièvre affurait nos raisons
De cuisantes visions des ribotes antiques
Et l’Echo, caressé par le chant des liaisons
Se souviendrait longtemps de nos pouls frénétiques.

Comme un volcan vivace entrant en éruption
D’épais et sulfureux nuages de nos sels
Se formaient au dessus de nos peaux en fusion
Contrastant le magma qui glissait sur nos ailes.

Comment ne pas se perdre en ces instants violents
Où la raison alors cède le pas aux sens
Où le coeur martelé de flots ensorcelants
S’abandonne absolu sur l’autel des jouissances!

La Muse

17 décembre 2009

La Muse

C’est un être élégant aussi radieux qu’un astre
Un de ces beaux esprits autant curieux qu’ouvert
Au monde qui l’entoure, à ses bijoux offerts,
Mais qui ne cède pas aux mille éclats des piastres.

D’un caractère joueur, parfois même coquin,
Pleine de gourmandise, animée de vigueur,
Elle promène ainsi avec chaleur son cœur,
Égrainantses envies de sourires taquins.

Héritière de Pan elle ravit les ouïes
D’un son tantôt joyeux ou tantôt pénétrant,
Large, piquant ou froid, triste ou bien enivrant
A l’aide de sa flûte en mélodies inouïes.

Ancienne naïade, admirable sirène
Elle aurait envoûté et Charybde et Scylla
Dressée sur son rocher, habillée de lilas
Montrant que dans les eaux c’était elle la reine.

Cette muse enivrante autant que délectable
De son ombre élancée se meut tel un félin
Offrant à son élu les espoirs de matins
Où l’aube rougeoyante offre un corps ineffable.

Son regard pétillant comme un nectar de fête,
Espiègle et déroutant brille de mille feu,
Et tous ses sens alors s’invitent audacieux
Au bord de ses désirs, devenant interprètes.

Sa lèvre incandescente, excitante et sensuelle
Au profond des baisers distille ses plaisirs
Et sa peau de satin est faite pour transir
L’intense sensation des caresses mutuelles.

Cette muse c’est toi et je veux célébrer
Ces instants délicats où le temps court plus vite
Où nos cœurs et nos corps en double écho s’invitent
A partager sereins l’ivresse de vibrer !

L’Amour

9 décembre 2009

Il existe peu d’instants dans nos vies
Où tout notre sang bouillonne avec force
Où notre cœur palpite avec envie
Où nos boyaux, avec désir se corsent
Où notre peau, chaude, ainsi nous convie
A boire la sève à travers l’écorce.

Aujourd’hui j’ai goûté cet instant rare
Où tout à la fois se révèle
Où tout alors nous ensorcèle,
Où nous volons ce monde à part
Et l’érigeons comme un modèle.

Il est alors là, beau et fugace :
Où l’on ne l’attend plus !
Où tout ce qu’on a cru
Peut enfin prendre place…

L’Amour !

Lettre à un jeune homme

9 septembre 2009

Lettre à un jeune homme

« -Vous n’avez cher jeune homme aucun des apparats
Que je recherche ainsi chez un semblable âgé,
Et le poids des années m’aura bien ravagé
Avant que votre charme, affaibli, soit ingrat.

Prenez la liberté ! Oubliez donc nos liens !
Songez aux dulcinées que vous pourriez avoir,
Aux prêtresses d’amour, jouvencelles d’un soir,
Songez à ces plaisirs qui ne sont plus les miens
Avant de vous plonger dans l’aveu d’un espoir.

Comme un fruit au soleil qui ne saurait pas mur
Appelant au secours une bouche gourmande,
N’ayez pas l’illusion en mes yeux vert amande
De pouvoir instamment quitter votre ramure :
Je ne suis pas fermière à porter l’houppelande !

Vous n’avez pas idée, de la vie, des remous,
Qui troublent un esprit et forge l’expérience !
Et je pressens déjà l’ardeur de votre essence
Encline à s’évanouir au moindre contrecoup,
Révélant au grand jour sa faible consistance;

Hâtez vous! N’ayez crainte à la lueur tombée,
D’élever votre voix aux destinées fécondes,
D’implorer en chantant la grande lune blonde
Afin que vous puissiez de l’Amour succomber
Sans déjà qu’il s’enfuit à la prime seconde…

Je laisse donc au Temps le plaisir d’élever
Votre âme juvénile aux méandres subtils,
A ces leurres sournois de la vie versatile,
Dans lesquels, sans valeurs, on s’oublie dériver
En glissant, lentement, dans la souille infertile ! »

Lire la Réponse du jeune homme

Ode à la femme

31 août 2009

Ode à la Femme

Tu es dans mes pensées par delà les secondes
Et je bois tout le miel que me laisse ton spectre,
Sans les lamentations – que je laisse à Electre -
Tu éclaires mes jours en destinées fécondes.

Pareille à un soleil qui irradie des vagues
D’un rouge sanguin vif qu’on ne peut camoufler
Tu renvoies sur mon cœur les radieux reflets
De ton âme éclatante, étincelante bague.

Pour adoucir mes nuits il est un souvenir
Que j’aime à raviver sur ma peau endormie :
C’est le baiser sucré que m’offraient alanguies
Tes lèvres dessinées à l’encre du désir.

Le matin c’est mon cœur affolé par mes sens
Qui crie ton nom sans cesse en battant la chamade
Comme à Venise on donne une charmante aubade
Pour exhaler l’amour et d’ardentes avances !

Jour et nuit, demoiselle, aux mille et un visages
Tu feras de ma vie l’autel de tes plaisirs
Et j’oserai toujours de tes rêves saisir
L’impalpable bonheur qui traverse les âges.

Rencontre inattendue

30 novembre 2008

Rencontre inattendue

Attendant le métro, plongée dans ton ouvrage,
Happée par l’univers mystérieux de Sophie,
Je t’observais lisant, ces questions sur la vie,
Qui, jamais n’ont finies de traverser les âges.

Peut être était-ce un signe ou le fruit du destin
Lorsque dans notre attente, au milieu de la foule,
Calmes, déterminés, face au temps qui s’écoule
Nous nous sommes parlés d’un air presque mutin.

Je t’ai trouvé charmante et tes yeux, pétillants,
Comme un champagne fin que j’aime à déguster,
Ont instantanément  dans mon cœur incrusté
La marque raffinée d’un délicieux instant.

Te revoir et délier  les tissus de nos âmes,
Nous connaitre et puis rire à gorge déployée,
S’échapper en courant au nez des employés,
Etre bien, simplement, au creux de cette flamme,

Pouvoir le soir venu te surprendre et marcher
Avec toi dans Paris, brillant de mille feux,
Deviner les contours de ton galbe gracieux :
Tout m’invite à rêver d’Amour et de Psyché.

Ton baiser

14 novembre 2008

Ton baiser

Chaque être est à lui seul un univers subtil
Dont rarement l’on peut explorer les contrées,
Mais il est un instant si rare et si fertile :
Celui où un baiser permet de concentrer
D’ineffables regards en échanges tactiles.

Au diable mes mots ! Ils ne peuvent décrire
L’émoi que je ressens lorsque tu crées ce pont,
Qui, fort, intense, vient de nos cœurs adoucir
Les aigreurs du passé et forge l’attraction
De mondes étrangers unis dans le plaisir.

Ce ballet intérieur, mélange de nos corps
Dans une alcôve intime étourdi mon esprit !
Intensément puissant, il est comme le cor,
Intensément vibrant, il est un canari,
Joyeux et délicat, chantant de doux accords.

Ta lèvre cardinale en son rouge sensuel
Me fait perdre le nord par sa pulpe goûteuse !
Et je ressens en nous l’alliance émotionnelle
Lorsque nous échangeons nos envies amoureuses,
Lorsque de ton baiser né l’instant fusionnel.

Aimer, simplement

22 juin 2008

Aimer, simplement.

La vie est un gâteau dont les goûts sont changeants :
Maintes fois j’ai coupé une part délicieuse
En me disant « Yogan! Tu la rendras heureuse ! » :
Mais soudain son parfum devenait dérangeant…

Parfois pour apprécier les mets les plus subtils
Il faut prendre conscience un instant des plus simples
Et savoir retrouver les saveurs de son couple
En chassant de son cœur ses penchants versatiles.

Aujourd’hui alertées, mes papilles en fête
Pleines de gourmandise attendent tes baisers :
Et j’aimerais toujours de ton âme apaiser
Toutes ses afflictions pour les rendre désuètes.

Vivons comme à présent et mettons sur l’autel
De l’Amour nos deux corps en gage de confiance,
Ne mettons dans nos cœurs quelque once de méfiance
Et jetons nous heureux dans la joie immortelle.

Sans toi

22 juin 2008

Sans toi

Au cœur de la Bourgogne auprès de ma famille,
Une seule personne à mes côtés me manque :
J’aimerais m’évader ce soir, dans les calanques,
Nous nous baladerions le plaisir en guenilles.

Je rêve d’éclairer ses yeux de loyauté,
Pour elle je serai de ces hommes fidèles,
Sa présence est pour moi sa plus belle beauté
Et j’aimerais nous peindre une heureuse aquarelle.

Une note de bleu, cette couleur si rare,
Le rayon d’un soleil pour dessiner la plage
Un orange fruité aux saveurs de Carthage,
Le rouge du désir dont je ne suis avare.

Le noir de mon passé ne serait que l’envers
De ce tableau joyeux aux couleurs éclatantes
Et je n’exposerai de la toile un revers
Qui puisse nuancer ma promesse engageante.

Parfois pour un chef d’œuvre il faut persévérer
Montrer que les erreurs d’antan n’ont été vaines
Il faut se réjouir : de la vie espérer
Ressentir ses bienfaits à jamais dans nos veines.