Ode à la femme
Ode à la Femme
Tu es dans mes pensées par delà les secondes
Et je bois tout le miel que me laisse ton spectre,
Sans les lamentations – que je laisse à Electre -
Tu éclaires mes jours en destinées fécondes.
Pareille à un soleil qui irradie des vagues
D’un rouge sanguin vif qu’on ne peut camoufler
Tu renvoies sur mon cœur les radieux reflets
De ton âme éclatante, étincelante bague.
Pour adoucir mes nuits il est un souvenir
Que j’aime à raviver sur ma peau endormie :
C’est le baiser sucré que m’offraient alanguies
Tes lèvres dessinées à l’encre du désir.
Le matin c’est mon cœur affolé par mes sens
Qui crie ton nom sans cesse en battant la chamade
Comme à Venise on donne une charmante aubade
Pour exhaler l’amour et d’ardentes avances !
Jour et nuit, demoiselle, aux mille et un visages
Tu feras de ma vie l’autel de tes plaisirs
Et j’oserai toujours de tes rêves saisir
L’impalpable bonheur qui traverse les âges.
Ton baiser
Ton baiser
Chaque être est à lui seul un univers subtil
Dont rarement l’on peut explorer les contrées,
Mais il est un instant si rare et si fertile :
Celui où un baiser permet de concentrer
D’ineffables regards en échanges tactiles.
Au diable mes mots ! Ils ne peuvent décrire
L’émoi que je ressens lorsque tu crées ce pont,
Qui, fort, intense, vient de nos cœurs adoucir
Les aigreurs du passé et forge l’attraction
De mondes étrangers unis dans le plaisir.
Ce ballet intérieur, mélange de nos corps
Dans une alcôve intime étourdi mon esprit !
Intensément puissant, il est comme le cor,
Intensément vibrant, il est un canari,
Joyeux et délicat, chantant de doux accords.
Ta lèvre cardinale en son rouge sensuel
Me fait perdre le nord par sa pulpe goûteuse !
Et je ressens en nous l’alliance émotionnelle
Lorsque nous échangeons nos envies amoureuses,
Lorsque de ton baiser né l’instant fusionnel.
Le baiser
Le baiser
Assis, l’un contre l’autre à regarder Paris,
Nous sommes hors du temps, mon cœur est en transport
Et la Dame de fer danse de tout son corps,
Comme pour célébrer la douce féérie.
Les arbres majestueux imposent leur grandeur,
Depuis ta tendre enfance : ils gardent l’œil sur toi.
Je sens alors monter sous ma peau cet émoi
Qui me pousse à gravir les plus folles hauteurs.
Je désire ardemment goûter à tes délices,
Mes lèvres esseulées réclament un baiser,
Sous ton regard mon cœur s’érige en doux brasier :
Il est ton étendard que fièrement je hisse.
L’instant nous autorise un élan de tendresse :
Sans réfléchir alors nos ombres se confondent
Et dans un tourbillon, la jonction de nos mondes
Fait jaillir en mon âme un torrent d’allégresse