Entre Idéal et Spleen

22 juin 2008

Entre Idéal et Spleen

Entre Idéal et Spleen je vogue maladroit,
Confondant le Bonheur et les joies éphémères,
Que toi, vie souveraine, énigmatique mère
M’apporte bienveillante, aguerrie de sang-froid.

Je frémis vulnérable à la peur ambiante,
A ce Spleen sournois, épée de Damoclès,
Qui rit bien calmement de ses viles prouesses
Auprès de son amie, l’Illusion patiente.

Mais la vie gardienne efface ces démons
D’une noble manière ! Aussi suis-je troublé
Qu’elle m’offre, grand seigneur, le bel Amour soufflé
Dans le plus pur cristal au vent de ses poumons.

L’Idéal est si beau sous ses airs lumineux,
En scandant fièrement sa démarche insouciante.
Ah ! je serais heureux devant cette officiante
D’expurger à jamais mes penchants vénéneux.

Oui, la frontière est floue entre ces deux aimants
Et mon cœur affolé se balance aux questions :
« Ma conscience et moi : faut-il que nous restions
Accrochés aux espoirs d’un monde qui se ment ? »

A l’âme

6 juin 2008

A l’âme

La vie est un dédale où les êtres s’engouffrent,
Si bien que peu à peu ils oublient leur chemin
Pensant que tôt ou tard viendra la douce main
Qui de compassion relève ceux qui souffrent.

Mais de doigts il n’y a que celui du destin :
De la haine à la joie il passe par l’ennui,
Ô toi ! Mon cher poète avais-tu dans tes nuits
Deviné que plus fourbe encore en l’intestin
Grouillait un malicieux, monstre si délicat
Qu’il ne peut se trouver qu’aux confins d’un iris ?
Labyrinthe introuvable où l’entrée se fait lisse,
Avais-tu pressenti qu’en l’autre il se trouva ?

Lorsque l’on veut chérir la moitié de son cœur,
Avec force esquiver d’incroyables issues,
Pour trouver réconfort, n’est-il pas incongru
De subir cet Amour qui ronge avec horreur.

C’est de lui qu’il s’agit d’un panache élégant,
Hâtons nous de rêver qu’il serait arc-en-ciel
Sans noir ou bien sans gris juste pour son doux miel
Chaussons sans plus attendre un de ses plus beaux gants !