Onde de vie

28 décembre 2008

Onde de vie

C’est l’écho de ma vie qui hante mes journées
Tel un vil cauchemar qui subsiste au soleil !
De mes sombres échecs qui me portent conseil,
Je garde la douleur de mes choix incarnés…

A trop avoir aimé, à trop vouloir rêver
Un monde où le bonheur se vivrait simplement,
On inscrit son passé dans ses chairs autrement
Qu’en de fougueux baisers dont on veut s’abreuver :

Indéfectiblement remettre son ouvrage,
Apporter son soutien à cet être admirable,
Lui offrir en promesse un futur désirable
Où jamais la fureur ne sourdre de l’orage;

Il n’est de vérité exempte de rudesse
Et l’esprit est sonné lorsqu’on ne peut voir clair
Au dessous du nuage où Zeus forge l’éclair
Qui, de tout son fracas, assomme de détresse.

De nos vies

22 juin 2008

De nos vies

Durant ces six années, je t’ai porté aux nues
De mon cœur tu étais la gardienne sacrée
Nos moments partagés aux doux reflets nacrés
De bonheurs nourrissaient ma vie en continue.

D’abord je t’ai connue, femme forte et fragile
A la fois, sur ta peau, la fleur de ton passé
Déposait son vertige et tu te surpassais
Au fil de nos saisons modelant notre argile.

La Nature en ton sein t’offrit ses mille charmes :
Un éclair de génie éclaira ton esprit
La Beauté sans pudeur t’ouvrit ses draperies
Et de la Volonté tu recueillis ses armes.

Nos vies se confondant nous vivions harmonieux,
Apprenions à aimer pour notre vraie nature
Déposant nos envies sur notre conjecture
Nous construisions ensemble un avenir radieux.

Cent fois nous avons dit la force de nos liens,
Cent fois le ventre noué nous pensions à l’autre,
Vibrant pour une étreinte à vouloir la vie notre
Nos cœurs ne voulaient croire aux affres cartésiens.

Nos proches nous disaient former un beau duo,
La famille appréciait être à notre contact :
Nos joies avaient alors à leurs yeux un impact
Et nous resplendissions aux sons de leurs échos.

Accroître nos savoirs, toucher la connaissance,
Abreuver nos esprits de lectures savantes
Elever nos milieux aux personnes brillantes :
Nous formions par l’esprit une éclatante alliance !

Aux portes de nos vies la faute est survenue :
Cette faute sournoise inscrite dans ma chair,
Qui m’a fait perdre alors l’être qui m’était cher
Je la regrette encore : quel acte saugrenu !

Parfois la mécanique échappe à tout humain
Et la complexité des forces en présence
Assombrie l’énergie, jusqu’à même l’Essence
Où un acte mauvais s’y nourrit assassin.

Se perdre et puis renaître avec plus de panache
Tel un Phoenix ardent rejaillir des eaux troubles,
Laver toute blessure et les soigner en double
Pour raviver enfin les couleurs des attaches,

Il faut savoir déjouer les pièges de la vie,
Dépasser la souffrance immense qui nous ronge
Réapprendre sans doute à plonger dans un songe
Où le plus beau alors est de donner envie.