Les amants incandescents

7 octobre 2010

Les amants incandescents

Maintes fois sur le feu nous avons attisé
Nos désirs les plus fous en amants inconscients
Et nos corps consumant nos vies électrisées
Brûlaient sur le bûcher d’un chaud ciel peint de cyan.

Nous nous délections des flammes d’un enfer
Que nous portions aux nues tel un fier paradis;
Pareils à des guerriers nous croisions le fer
Avec nos chairs durcies par ce doux incendie.

Nos regards crépitaient de passions dévorantes
Prenant de chaque instant des clichés mémorables,
Nos veines traversées par une lave ardente
Rythmaient chaque bouffées de nos danses de Diable.

L’impétueuse fièvre affurait nos raisons
De cuisantes visions des ribotes antiques
Et l’Echo, caressé par le chant des liaisons
Se souviendrait longtemps de nos pouls frénétiques.

Comme un volcan vivace entrant en éruption
D’épais et sulfureux nuages de nos sels
Se formaient au dessus de nos peaux en fusion
Contrastant le magma qui glissait sur nos ailes.

Comment ne pas se perdre en ces instants violents
Où la raison alors cède le pas aux sens
Où le coeur martelé de flots ensorcelants
S’abandonne absolu sur l’autel des jouissances!

L’Amour

9 décembre 2009

Il existe peu d’instants dans nos vies
Où tout notre sang bouillonne avec force
Où notre cœur palpite avec envie
Où nos boyaux, avec désir se corsent
Où notre peau, chaude, ainsi nous convie
A boire la sève à travers l’écorce.

Aujourd’hui j’ai goûté cet instant rare
Où tout à la fois se révèle
Où tout alors nous ensorcèle,
Où nous volons ce monde à part
Et l’érigeons comme un modèle.

Il est alors là, beau et fugace :
Où l’on ne l’attend plus !
Où tout ce qu’on a cru
Peut enfin prendre place…

L’Amour !

Union

22 juin 2008

Union

C’est le souffle coupé par l’homme impérieux
Que la femme charmante empreint d’odeurs suaves
Rompt son corps plantureux sous un désir de lave
Où le charme en patron s’impose glorieux.

Puissante elle rugit la transe qui l’enivre,
En féline aguerrie contorsionne  ses formes
Oubliant un instant son cachot fait de normes
Dans lequel la journée se passe sans se vivre.

La caresse charnelle en rythmes frénétiques
Taquine l’interdit, les plateaux de jouissance,
Imaginés un soir lors de chaudes vacances
Le long de la jetée aux reflets féeriques.

Aurions nous pu prévoir les plaisirs de Sodome
Sans Gomorrhe à la barre au devant du navire
Où la plus sage femme, élégante, soupire
Pour donner la justesse à ce qu’enfin nous sommes ?

Je dis donc : homme ou femme aimons nous de cinq sens
Baisons nos joues,  nos mains et le corps tout entier
Sans irrespect, aucun, n’inspirons pas pitié
A ces illuminés qui prônent la décence !

Te rencontrer

22 juin 2008

Te rencontrer

Lorsque sur ta photo j’ai posé mon regard
Une étrange impression m’a soudain envahie :
Serais-tu cette femme à qui revient ma vie
Pour partager plaisirs et délicats égards.

Happé par la beauté du galbe de tes seins
J’en oubliais ton air coquin et délicieux,
Tes charmes enivrants, ton coup d’œil audacieux,
Qui me firent l’effet d’un instant presque saint.

Le plus beau est sans doute au-delà des joyaux
Que fièrement tu peux à chacun exhiber :
Il est au fond de cœurs qui pourraient succomber
Aux bonheurs de se perdre en doux serments loyaux.

Attendre de te voir c’est piquer mon désir,
Pouvoir te découvrir, c’est enfin confirmer
La somme de détails qui me font déclamer
Ces authentiques vers que je m’en vais t’offrir.

Le temps d’un songe…

22 juin 2008

Le temps d’un songe…

La nuit s’en vient, le vent est chaud et je t’attends ;
Orpheline, ma bouche espère un doux baiser,
La saveur épicée de l’union consumée.
Les secondes figées éternisent le Temps.

Dans cet instant magique une valse de sens
Nous fait tourner la tête. Oh! La célébration
De nos deux corps offerts comme en déclaration
Emporte l’illusion, efface ton absence.

Alors j’ouvre les yeux et dans l’obscurité
Vois ton visage d’ange esquissé dans la Lune :
Ton rire de princesse, ta chevelure brune

Puis toutes les étoiles éclairent ta beauté :
Pour graver dans mon cœur ton image à jamais
Tout en me chuchotant : »ne cesse de l’aimer ».

Désir de brasiers

22 juin 2008

Désir de brasiers

Mon Amour, ton regard est inscrit majestueux
Au fond de mes pensées les plus attendrissantes,
Au galop c’est mon cœur, qui par bien trop d’attente,
Recherche frénétique un de tes dons vertueux.

Je suis à la merci de ta bouche pulpeuse
Qui de mots interdits invente des folies :
Non content que certains les trouvent impolies
Moi j’aime à regarder ta gorge plantureuse.

Inventive et magique, assurément intime,
Notre vie la sera sans pire ni meilleur
Et pour s’accoutumer à un tel arc en fleur,
De saisons nous n’aurons que la valse des rimes.

Demain

6 juin 2008

Demain…

Demain, la nuit tombée, je ravirai ton cœur,
Ô Colombine, Amour, ne pouvant plus languir :
En traversant les cieux, je viendrai pour t’offrir
La chaleur de mon corps, le parfum d’une fleur…

Et notre union sacrée répandra le bonheur,
Lequel transformera  nos envies à loisir,
En scellant notre amour d’un délicieux désir.
Je vivrai avec toi, serai ton âme sœur.

Que Cronos soit maudit, je braverai le temps
Pour que l’heureux futur soit le moment présent :
Je ne peux plus attendre à voir passer ma vie.

Et dans ce grand voyage, allié sera le vent
Qui nous amènera jusqu’au blanc paradis
Pour qu’un jour nous ayons la moitié de nos sangs.

Mirages…

6 juin 2008

Mirages…

Ô vapeurs de l’Eté ! Ô sulfureuses danses !
Votre chaleur m’enivre et dans vos douces flammes
Un fantasme s’esquisse en de diablesses femmes
M’incitant à venir d’une maligne absence.

Ne sachant résister aux appels amoureux
Je les laisse attiser mes ardeurs tempérées…
Pouvoir les approcher serait inespéré :
Leurs images ne sont que contours vaporeux.

Délicieuses visions, réelles distorsions ?
Devrais-je user pour elles, en tuant, de mon glaive ?
La folie pour ces anges avatars de mes rêves ?

Mon esprit ensablé victime d’obsessions
Ne peut donc être libre et détruire ces chaînes
Qui me lieront à vie aux côtés de ces reines.

Floraison fruitée

23 mai 2008

Floraison fruitée

Toi femme du matin aux beautés picturales,
Tes seins gorgés d’amour, d’une ombre sculpturale
Caressent mon regard, et ton corps tout entier,
Incroyable vaisseau proclame ses quartiers.

Toi femme du midi aux beautés plus charnelles,
Mon cœur est le bastion de nos jeux passionnels :
Au zénith c’est le feu, triomphant qui prépare
Les mets les plus exquis comme on goûte un nectar.

Oh ! Toi femme du soir, raffinée, si fatale,
Ta beauté n’a de nom que l’éclat des pétales
Aux parfums envoûtants, la nuit dans Pampelune,
Revêtant la rousseur des reflets de la lune.

Exceptionnelle plante aux vertus savoureuses
Tu ne dors donc jamais et reste fabuleuse
Par delà  les saisons tes feuilles te préservent
Et c’est admiratif qu’en amant je conserve
Tes tableaux, tes senteurs et ta peau si pulpeuse.

Tentations

23 mai 2008

Tentations

Il est des continents parfois inaccessibles,
Des forts si bien gardés que l’on n’y peut entrer,
Des édens oubliés aux beautés indicibles,
Mais la femme a de tous le plus fort des attraits.

Il est des volontés que l’on doit respecter,
Des songes interdits qui restent en suspens
De puissantes envies de lèvres humectées
Que la femme inconsciente impose à nos dépends.

Pour nous désorienter parfois sonne le cor,
Il embrouille nos sens, aveugle notre esprit :
Se jouant du désir qui nait dans notre corps
La femme est dans son tout bien plus que ses parties.

La femme est aux confins de toute convoitise.
Le plaisir de son corps sans aucune limite.
Et l’homme en l’ignorant prouverait sa bêtise
Tant il est amateur de liaisons interdites.