A l’âme

6 juin 2008

A l’âme

La vie est un dédale où les êtres s’engouffrent,
Si bien que peu à peu ils oublient leur chemin
Pensant que tôt ou tard viendra la douce main
Qui de compassion relève ceux qui souffrent.

Mais de doigts il n’y a que celui du destin :
De la haine à la joie il passe par l’ennui,
Ô toi ! Mon cher poète avais-tu dans tes nuits
Deviné que plus fourbe encore en l’intestin
Grouillait un malicieux, monstre si délicat
Qu’il ne peut se trouver qu’aux confins d’un iris ?
Labyrinthe introuvable où l’entrée se fait lisse,
Avais-tu pressenti qu’en l’autre il se trouva ?

Lorsque l’on veut chérir la moitié de son cœur,
Avec force esquiver d’incroyables issues,
Pour trouver réconfort, n’est-il pas incongru
De subir cet Amour qui ronge avec horreur.

C’est de lui qu’il s’agit d’un panache élégant,
Hâtons nous de rêver qu’il serait arc-en-ciel
Sans noir ou bien sans gris juste pour son doux miel
Chaussons sans plus attendre un de ses plus beaux gants !

Le choix

27 mai 2008

Le choix

Au reflet des sanglots naissent des souvenirs,
Qu’ils soient bons ou mauvais, d’un gris flou nostalgique,
Qu’on veuille les vanter ou encor les maudire :
Mieux vaut privilégier le bonheur au tragique.

Je connais les saisons que l’on ne peut choisir,
Les actes douloureux, cassant comme un hiver;
Et pour se détourner de ces glaçants calvaires
Mieux vaut se réchauffer aux flammes du désir.

Lorsque sans qu’on l’attende un bonheur nous parvient
Il faut s’enorgueillir du cadeau de la vie,
Et sachant les ravins aspirant nos envies :
Mieux vaut ne pas se fier simplement au destin.