Note ineffable
Note ineffable
Oh ! Un bel air de fête embaume mon cœur bleu,
Bleu de toute une nuit, bleu de toute une vie,
L’Etoile j’ai croisé, filante elle m’a ravi
Et dans la course folle en parcourant les cieux
Et Saturne et Vénus en la voyant l’envie.
Je suis dans cette alcôve et de ses reflets d’or
Provient cette musique intrigante, joyeuse,
Sang d’une farandole où tout la rend heureuse,
Et par contagion met à vif tout mon corps
Où crépite ardemment la flamme harmonieuse.
Tout deux portés au gré de cette mélodie
Nous voyageons amants, éclairant l’univers
A la douce lueur de nos liens si sincères ;
Et un regard de feu à lui seul se suffit
Pour traduire un instant nos pensées les plus claires.
Bercé contre son sein dans le flot sidéral,
L’orchestre fabuleux joue donc la symphonie
Des mille et un espoirs nourris dans une nuit,
Où la scène grandiose à l’aspect de l’opale
Nous offre les plaisirs des amoureux transits !
Nuit magique…
Nuit magique…
Les rêves sont étroits en leurs vastes contrées :
Le magicien celui qui peut les rencontrer,
Effleure de ses yeux l’intrigant irréel
Et avance inconscient pas à pas dans le ciel…
Un chariot de lumière invite à la balade
L’enfant émerveillé : insouciant face au vent
Il file vers l’étoile et l’astre dérivant
Au sourire doré lui joue la sérénade…
Chavirant, emporté par la douce musique
Il vogue en spectateur de son songe lyrique
Et comme un apprenti de magies ancestrales
Il découvre ébahi la beauté sidérale…
Les cieux si mystifiés ne sont alors pour lui
Qu’une scène ébauchée par les dieux en personne
Et la voix de Morphée en son doux cœur résonne
Tel une âme perdue qui exulte et séduit…