Lettre à un jeune homme

9 septembre 2009

Lettre à un jeune homme

« -Vous n’avez cher jeune homme aucun des apparats
Que je recherche ainsi chez un semblable âgé,
Et le poids des années m’aura bien ravagé
Avant que votre charme, affaibli, soit ingrat.

Prenez la liberté ! Oubliez donc nos liens !
Songez aux dulcinées que vous pourriez avoir,
Aux prêtresses d’amour, jouvencelles d’un soir,
Songez à ces plaisirs qui ne sont plus les miens
Avant de vous plonger dans l’aveu d’un espoir.

Comme un fruit au soleil qui ne saurait pas mur
Appelant au secours une bouche gourmande,
N’ayez pas l’illusion en mes yeux vert amande
De pouvoir instamment quitter votre ramure :
Je ne suis pas fermière à porter l’houppelande !

Vous n’avez pas idée, de la vie, des remous,
Qui troublent un esprit et forge l’expérience !
Et je pressens déjà l’ardeur de votre essence
Encline à s’évanouir au moindre contrecoup,
Révélant au grand jour sa faible consistance;

Hâtez vous! N’ayez crainte à la lueur tombée,
D’élever votre voix aux destinées fécondes,
D’implorer en chantant la grande lune blonde
Afin que vous puissiez de l’Amour succomber
Sans déjà qu’il s’enfuit à la prime seconde…

Je laisse donc au Temps le plaisir d’élever
Votre âme juvénile aux méandres subtils,
A ces leurres sournois de la vie versatile,
Dans lesquels, sans valeurs, on s’oublie dériver
En glissant, lentement, dans la souille infertile ! »

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Ode à la femme

31 août 2009

Ode à la Femme

Tu es dans mes pensées par delà les secondes
Et je bois tout le miel que me laisse ton spectre,
Sans les lamentations – que je laisse à Electre -
Tu éclaires mes jours en destinées fécondes.

Pareille à un soleil qui irradie des vagues
D’un rouge sanguin vif qu’on ne peut camoufler
Tu renvoies sur mon cœur les radieux reflets
De ton âme éclatante, étincelante bague.

Pour adoucir mes nuits il est un souvenir
Que j’aime à raviver sur ma peau endormie :
C’est le baiser sucré que m’offraient alanguies
Tes lèvres dessinées à l’encre du désir.

Le matin c’est mon cœur affolé par mes sens
Qui crie ton nom sans cesse en battant la chamade
Comme à Venise on donne une charmante aubade
Pour exhaler l’amour et d’ardentes avances !

Jour et nuit, demoiselle, aux mille et un visages
Tu feras de ma vie l’autel de tes plaisirs
Et j’oserai toujours de tes rêves saisir
L’impalpable bonheur qui traverse les âges.

Mirages…

6 juin 2008

Mirages…

Ô vapeurs de l’Eté ! Ô sulfureuses danses !
Votre chaleur m’enivre et dans vos douces flammes
Un fantasme s’esquisse en de diablesses femmes
M’incitant à venir d’une maligne absence.

Ne sachant résister aux appels amoureux
Je les laisse attiser mes ardeurs tempérées…
Pouvoir les approcher serait inespéré :
Leurs images ne sont que contours vaporeux.

Délicieuses visions, réelles distorsions ?
Devrais-je user pour elles, en tuant, de mon glaive ?
La folie pour ces anges avatars de mes rêves ?

Mon esprit ensablé victime d’obsessions
Ne peut donc être libre et détruire ces chaînes
Qui me lieront à vie aux côtés de ces reines.

Floraison fruitée

23 mai 2008

Floraison fruitée

Toi femme du matin aux beautés picturales,
Tes seins gorgés d’amour, d’une ombre sculpturale
Caressent mon regard, et ton corps tout entier,
Incroyable vaisseau proclame ses quartiers.

Toi femme du midi aux beautés plus charnelles,
Mon cœur est le bastion de nos jeux passionnels :
Au zénith c’est le feu, triomphant qui prépare
Les mets les plus exquis comme on goûte un nectar.

Oh ! Toi femme du soir, raffinée, si fatale,
Ta beauté n’a de nom que l’éclat des pétales
Aux parfums envoûtants, la nuit dans Pampelune,
Revêtant la rousseur des reflets de la lune.

Exceptionnelle plante aux vertus savoureuses
Tu ne dors donc jamais et reste fabuleuse
Par delà  les saisons tes feuilles te préservent
Et c’est admiratif qu’en amant je conserve
Tes tableaux, tes senteurs et ta peau si pulpeuse.

Femme…

23 mai 2008

Femme…

Allongé sur un lit je désire surprendre
Une bouche féline et des seins alarmants,
Si doux et si fiévreux qu’en poète, en amant,
Langoureux je pourrais avec passion te prendre

Ah ! La folie me guette et toi femme sublime
Soleil de mes désirs je martèle ton cœur
En posant sur ta peau mes caresses de fleur,
Jouant obstinément le jeu des sensuels mimes…

L’ascension périlleuse en direction des cieux
Me rappelle instamment l’Olympe des plaisirs
Et en aventurier je gravis, audacieux,
Le sommet de la douce embaumé de désirs.

L’objet de tentations empli d’excitation
Eveille tous tes sens et provoque en ton corps
L’explosion virginale, source d’exaltation,
Récompense infinie des intenses efforts…

Un cocon de bonheur étouffe nos ébats,
Et toi, femme enchantée tu m’offres ton sourire,
Gage d’éternité et de coquins plaisirs :
A jamais tu seras l’élue de mes débats…

Tentations

23 mai 2008

Tentations

Il est des continents parfois inaccessibles,
Des forts si bien gardés que l’on n’y peut entrer,
Des édens oubliés aux beautés indicibles,
Mais la femme a de tous le plus fort des attraits.

Il est des volontés que l’on doit respecter,
Des songes interdits qui restent en suspens
De puissantes envies de lèvres humectées
Que la femme inconsciente impose à nos dépends.

Pour nous désorienter parfois sonne le cor,
Il embrouille nos sens, aveugle notre esprit :
Se jouant du désir qui nait dans notre corps
La femme est dans son tout bien plus que ses parties.

La femme est aux confins de toute convoitise.
Le plaisir de son corps sans aucune limite.
Et l’homme en l’ignorant prouverait sa bêtise
Tant il est amateur de liaisons interdites.