Envies
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J’ai envie, de vomir, le monde qui m’entoure
Le rythme est effréné et même le soleil
Chaque jour ne peut plus inonder son vermeil
Calmement sur la grève où règnent les vautours.
J’ai envie, de crier, la somme d’injustices
Que tant de bonnes gens subissent chaque jour
Comme pour justifier les plus beaux des atours
Portés par leurs bourreaux dont ils sont les complices.
J’ai envie, d’écraser, mille et un préjugés,
Et de tordre le coup à ces a priori
Qui mènent inconscients vers l’affreux pilori
De la place publique où l’on subit les jets !
J’ai envie, de combattre, encore et sans relâche
A l’aube, chaque jour les fausses vérités
Qui éclairent nos yeux sans trop les irriter
De peur de raviver nos actions les plus lâches.
J’ai envie, d’étouffer, tous ces casseurs de rêves
Dans leurs marais puants, flasques de boniments,
Que nous devrions voir, habile blanchiment,
En turquoise océan, promesse d’une trêve !
J’ai envie, de tomber, les masques quotidiens
Qui troublent tant de cœurs sous couvert de défense
En offrant une fable inspirée de l’enfance
Que nous jouons sur scène en piètres comédiens !
Entre Idéal et Spleen
Entre Idéal et Spleen
Entre Idéal et Spleen je vogue maladroit,
Confondant le Bonheur et les joies éphémères,
Que toi, vie souveraine, énigmatique mère
M’apporte bienveillante, aguerrie de sang-froid.
Je frémis vulnérable à la peur ambiante,
A ce Spleen sournois, épée de Damoclès,
Qui rit bien calmement de ses viles prouesses
Auprès de son amie, l’Illusion patiente.
Mais la vie gardienne efface ces démons
D’une noble manière ! Aussi suis-je troublé
Qu’elle m’offre, grand seigneur, le bel Amour soufflé
Dans le plus pur cristal au vent de ses poumons.
L’Idéal est si beau sous ses airs lumineux,
En scandant fièrement sa démarche insouciante.
Ah ! je serais heureux devant cette officiante
D’expurger à jamais mes penchants vénéneux.
Oui, la frontière est floue entre ces deux aimants
Et mon cœur affolé se balance aux questions :
« Ma conscience et moi : faut-il que nous restions
Accrochés aux espoirs d’un monde qui se ment ? »