Révolte
Révolte
D’Inaros aux Croquants, des frondes aux farines
Des ludistes anglais aux pavés printaniers
Les actes dépassaient la voix du chansonnier
Pour sanglants s’abîmer dans le coeur des poitrines.
Tombant pour des idées, sacrifiant sur l’autel
Des vives libertés le rameau d’olivier,
Ces peuples de l’action jamais ne s’en déviaient
Dessinant l’horizon de leur carmins pastels.
Dans notre monde absurde où il y faut bien vivre
Il n’est que la révolte aux couleurs d’un Sisyphe,
Cet absurde héros d’une histoire apocryphe,
Qui puisse du réel rendre nos âmes ivres.
Nuit magique…
Nuit magique…
Les rêves sont étroits en leurs vastes contrées :
Le magicien celui qui peut les rencontrer,
Effleure de ses yeux l’intrigant irréel
Et avance inconscient pas à pas dans le ciel…
Un chariot de lumière invite à la balade
L’enfant émerveillé : insouciant face au vent
Il file vers l’étoile et l’astre dérivant
Au sourire doré lui joue la sérénade…
Chavirant, emporté par la douce musique
Il vogue en spectateur de son songe lyrique
Et comme un apprenti de magies ancestrales
Il découvre ébahi la beauté sidérale…
Les cieux si mystifiés ne sont alors pour lui
Qu’une scène ébauchée par les dieux en personne
Et la voix de Morphée en son doux cœur résonne
Tel une âme perdue qui exulte et séduit…