Ode à la femme

31 août 2009

Ode à la Femme

Tu es dans mes pensées par delà les secondes
Et je bois tout le miel que me laisse ton spectre,
Sans les lamentations – que je laisse à Electre -
Tu éclaires mes jours en destinées fécondes.

Pareille à un soleil qui irradie des vagues
D’un rouge sanguin vif qu’on ne peut camoufler
Tu renvoies sur mon cœur les radieux reflets
De ton âme éclatante, étincelante bague.

Pour adoucir mes nuits il est un souvenir
Que j’aime à raviver sur ma peau endormie :
C’est le baiser sucré que m’offraient alanguies
Tes lèvres dessinées à l’encre du désir.

Le matin c’est mon cœur affolé par mes sens
Qui crie ton nom sans cesse en battant la chamade
Comme à Venise on donne une charmante aubade
Pour exhaler l’amour et d’ardentes avances !

Jour et nuit, demoiselle, aux mille et un visages
Tu feras de ma vie l’autel de tes plaisirs
Et j’oserai toujours de tes rêves saisir
L’impalpable bonheur qui traverse les âges.

Nuit Noire

6 juin 2008

Nuit noire

Quand vient la nuit glaciale aux trousseaux ténébreux,
Que soudain dans le ciel une armée d’éclairs tonnent
Et que mille tombeaux à la trompette entonnent
La complainte infernale, arpège malheureux :
Satan se réjouit du théâtre scabreux.

Quand tous les mort-vivants à la lune blafarde
Forment des légions pour aller à la guerre,
C’est sous les étendards, brandissant les bombardes,
Que ces odieux pantins offensent le Saint-père
De leur soufre, inondant les plaines d’un enfer.

Macabre destinée des pauvres innocents,
Qui lorsque de sa faux, la mort les choisira,
Périront lentement sous des voiles de sang :
Le choléra, la peste et des milliers de rats
Auront bientôt raison de ces lieux malséants !

L’aurore aux tons bleutés peine à se proclamer :
C’est le fleuve sanguin ruisselant de chaos
Aux pieds des assassins, qui devra réclamer
Un asile céleste où les montagnes d’os
N’auront qu’à revêtir un esprit pour aimer…