Le plaisir nu
Le plaisir nu
Une fois oublions nos quotidiens décors
Pour enfin lâcher prise et dans les errements
Penser aux lendemains qui chantent fièrement
La vie qui nous exalte et fait vibrer nos corps
Lisons main dans la main cet horizon brûlant
Où le soleil, discret, se camoufle en chandelle
Où les nuages blancs, bel écrin de dentelles
Accueillent nos plaisirs en heureux confidents.
Sans pudeur, livrons nous aux jeux les plus intimes,
Chavirons dans la chair avilissante et folle,
Noyons-nous de baisers à la candeur créole
Je serai ton bourreau, tu seras ma victime
Et le crime assumé au creux de nos atolls
Restera incompris dans l’effroi unanime!
Et nous ferons rougir les vierges les plus prudes
Exhibant sur le sable une étreinte choquante
Tels des serpents hargneux, héritiers des bacchantes
Nous nous accouplerons dans les cris les plus rudes.
La friction de nos peaux claquera bruyamment;
La chair en éruption dans la forge des sens,
Arpège incandescent de la concupiscence
Brûlera nos baisers d’amants presqu’infamants.
Et lorsque tu jouiras dans l’abandon total,
Emplie d’une furie, violente, incontrôlable
J’encenserai tes seins d’un stupre inégalable
Qu’autrefois l’on trouvait aux forêts de santals.
Rencontre inattendue
Rencontre inattendue
Attendant le métro, plongée dans ton ouvrage,
Happée par l’univers mystérieux de Sophie,
Je t’observais lisant, ces questions sur la vie,
Qui, jamais n’ont finies de traverser les âges.
Peut être était-ce un signe ou le fruit du destin
Lorsque dans notre attente, au milieu de la foule,
Calmes, déterminés, face au temps qui s’écoule
Nous nous sommes parlés d’un air presque mutin.
Je t’ai trouvé charmante et tes yeux, pétillants,
Comme un champagne fin que j’aime à déguster,
Ont instantanément dans mon cœur incrusté
La marque raffinée d’un délicieux instant.
Te revoir et délier les tissus de nos âmes,
Nous connaitre et puis rire à gorge déployée,
S’échapper en courant au nez des employés,
Etre bien, simplement, au creux de cette flamme,
Pouvoir le soir venu te surprendre et marcher
Avec toi dans Paris, brillant de mille feux,
Deviner les contours de ton galbe gracieux :
Tout m’invite à rêver d’Amour et de Psyché.
Méditations
Méditations
Mon coeur s’est arrêté depuis samedi soir
Il reste suspendu aux douceurs de ton être,
Il a besoin pour vivre et prétendre au bien-être
D’Amour et de confiance en mille et un espoirs.
Quel plaisir de pouvoir partager notre temps
Ensemble, à nous lier, dans d’heureux sentiments !
Quel plaisir d’exhaler le meilleur de nous-même
Lorsque nous échangeons nos caresses d’amants !
J’ai soif de partager nos rouages intimes,
De pouvoir avancer à deux sur cette route :
Confiants et construisant au pouvoir de l’écoute
Nos fondations de couple en avenir sublime !
Union
Union
C’est le souffle coupé par l’homme impérieux
Que la femme charmante empreint d’odeurs suaves
Rompt son corps plantureux sous un désir de lave
Où le charme en patron s’impose glorieux.
Puissante elle rugit la transe qui l’enivre,
En féline aguerrie contorsionne ses formes
Oubliant un instant son cachot fait de normes
Dans lequel la journée se passe sans se vivre.
La caresse charnelle en rythmes frénétiques
Taquine l’interdit, les plateaux de jouissance,
Imaginés un soir lors de chaudes vacances
Le long de la jetée aux reflets féeriques.
Aurions nous pu prévoir les plaisirs de Sodome
Sans Gomorrhe à la barre au devant du navire
Où la plus sage femme, élégante, soupire
Pour donner la justesse à ce qu’enfin nous sommes ?
Je dis donc : homme ou femme aimons nous de cinq sens
Baisons nos joues, nos mains et le corps tout entier
Sans irrespect, aucun, n’inspirons pas pitié
A ces illuminés qui prônent la décence !