L’Amour
Il existe peu d’instants dans nos vies
Où tout notre sang bouillonne avec force
Où notre cœur palpite avec envie
Où nos boyaux, avec désir se corsent
Où notre peau, chaude, ainsi nous convie
A boire la sève à travers l’écorce.
Aujourd’hui j’ai goûté cet instant rare
Où tout à la fois se révèle
Où tout alors nous ensorcèle,
Où nous volons ce monde à part
Et l’érigeons comme un modèle.
Il est alors là, beau et fugace :
Où l’on ne l’attend plus !
Où tout ce qu’on a cru
Peut enfin prendre place…
L’Amour !
Publié sous Amour, Femmes | Comment (0)Se rencontrer
Se rencontrer
J’aimerais avec toi partager ma journée,
Retrouver ta gaieté, à nouveau entrouvrir
Le bonheur d’employer notre temps à flâner,
Et voir au déjeuner nos esprits se nourrir;
Marcher, s’enorgueillir des beautés de Paris,
Sentir vivre la ville et ses mille tableaux,
Découvrir éblouis une haie de tamaris
Et s’asseoir alanguis à l’ombre d’un bouleau;
Au détour d’une place arpenter des ruelles,
Lécher quelque vitrine à l’allure élégante,
Croquer avec nos yeux toute beauté ponctuelle
Et pourquoi pas céder à la folie flagrante;
Décider de goûter à une exposition
De sublimer notre être à travers l’œuvre d’art,
De décrypter le sens d’une composition :
Savoir réassembler les indices épars.
Puis joyeux, fatigués d’étreindre le pavé,
Alertés par l’odeur d’une échoppe gourmande
Nous pourrions bienheureux de les avoir rêvées,
Apprécier les douceurs dont tu es tant friande.
Le baiser
Le baiser
Assis, l’un contre l’autre à regarder Paris,
Nous sommes hors du temps, mon cœur est en transport
Et la Dame de fer danse de tout son corps,
Comme pour célébrer la douce féérie.
Les arbres majestueux imposent leur grandeur,
Depuis ta tendre enfance : ils gardent l’œil sur toi.
Je sens alors monter sous ma peau cet émoi
Qui me pousse à gravir les plus folles hauteurs.
Je désire ardemment goûter à tes délices,
Mes lèvres esseulées réclament un baiser,
Sous ton regard mon cœur s’érige en doux brasier :
Il est ton étendard que fièrement je hisse.
L’instant nous autorise un élan de tendresse :
Sans réfléchir alors nos ombres se confondent
Et dans un tourbillon, la jonction de nos mondes
Fait jaillir en mon âme un torrent d’allégresse