De nos vies

22 juin 2008

De nos vies

Durant ces six années, je t’ai porté aux nues
De mon cœur tu étais la gardienne sacrée
Nos moments partagés aux doux reflets nacrés
De bonheurs nourrissaient ma vie en continue.

D’abord je t’ai connue, femme forte et fragile
A la fois, sur ta peau, la fleur de ton passé
Déposait son vertige et tu te surpassais
Au fil de nos saisons modelant notre argile.

La Nature en ton sein t’offrit ses mille charmes :
Un éclair de génie éclaira ton esprit
La Beauté sans pudeur t’ouvrit ses draperies
Et de la Volonté tu recueillis ses armes.

Nos vies se confondant nous vivions harmonieux,
Apprenions à aimer pour notre vraie nature
Déposant nos envies sur notre conjecture
Nous construisions ensemble un avenir radieux.

Cent fois nous avons dit la force de nos liens,
Cent fois le ventre noué nous pensions à l’autre,
Vibrant pour une étreinte à vouloir la vie notre
Nos cœurs ne voulaient croire aux affres cartésiens.

Nos proches nous disaient former un beau duo,
La famille appréciait être à notre contact :
Nos joies avaient alors à leurs yeux un impact
Et nous resplendissions aux sons de leurs échos.

Accroître nos savoirs, toucher la connaissance,
Abreuver nos esprits de lectures savantes
Elever nos milieux aux personnes brillantes :
Nous formions par l’esprit une éclatante alliance !

Aux portes de nos vies la faute est survenue :
Cette faute sournoise inscrite dans ma chair,
Qui m’a fait perdre alors l’être qui m’était cher
Je la regrette encore : quel acte saugrenu !

Parfois la mécanique échappe à tout humain
Et la complexité des forces en présence
Assombrie l’énergie, jusqu’à même l’Essence
Où un acte mauvais s’y nourrit assassin.

Se perdre et puis renaître avec plus de panache
Tel un Phoenix ardent rejaillir des eaux troubles,
Laver toute blessure et les soigner en double
Pour raviver enfin les couleurs des attaches,

Il faut savoir déjouer les pièges de la vie,
Dépasser la souffrance immense qui nous ronge
Réapprendre sans doute à plonger dans un songe
Où le plus beau alors est de donner envie.

Espoir

22 juin 2008

Espoir

Le soleil pour la terre est force d’attraction
Comme tu l’es pour moi à travers tes mots doux
Et je ne peux dire « nous » sans simple rendez-vous
De peur que notre Amour ne soit pure fiction

Accepte ce poème en gage d’affection,
C’est la sincérité que tu lis sur mes mots :
Je veux chasser tes peurs, effacer tous tes maux
Transformer notre rêve en belle construction.

Mais ne tardes pas trop à me faire confiance
J’ai besoin de ta peau qui réchauffe mon cœur,
De m’évader un peu en goûtant tes saveurs.

Ne penses plus à elle et dissous ta méfiance
Accorde-nous l’espoir de moments de bonheurs
Car je veux de la vie nous sortions vainqueurs

Salé Sucré

22 juin 2008

Salé Sucré

Nantes la superbe était un doux refuge
Et la France en son sein m’a logé bienveillante,
Belle alcôve onirique où, glisser sur la pente
Ne vous mène séant à la robe d’un juge.

J’ai gardé de la ville un souvenir diffus
Pour n’avoir découvert tous ses charmes secrets.
Peut être aurais-je du me rendre moins discret,
M’émerveiller de tout, sans cesse être à l’affût ?

Le temps était pour moi un étrange diner.

Oui ! J’ai eu cet honneur : parler avec un Ange…
Et il m’a confessé lors de nos discussions
Que d’Amour pour mon être il en était question.
Mon âme a voyagé bien au-delà du Gange.

Les secondes pour moi avaient un goût sucré.

Oui ! J’ai eu ce malheur : entendre de la voix
De celle que j’aimais la fin de notre histoire :
Se rendre à l’évidence, éteindre tout espoir
Etait alors pour moi la meilleure des voies.

L’addition de six ans avait un goût salé.

Voltaire avait son art pour clamer la nuance
Je veux en son honneur la raviver encore
Et pour cela montrer comment varie l’accord
Des mets du quotidien qui nourrissent la panse.

Un jour tantôt sucrés un autre plus salés
Ils peuvent en un instant étonner vos papilles:
Déployer la douceur de la fleur de vanille
Aussi bien que l’aigreur d’un pistil d’azalée.

La vie est un diner qu’il faut réinventer