La Muse

17 décembre 2009

La Muse

C’est un être élégant aussi radieux qu’un astre
Un de ces beaux esprits autant curieux qu’ouvert
Au monde qui l’entoure, à ses bijoux offerts,
Mais qui ne cède pas aux mille éclats des piastres.

D’un caractère joueur, parfois même coquin,
Pleine de gourmandise, animée de vigueur,
Elle promène ainsi avec chaleur son cœur,
Égrainantses envies de sourires taquins.

Héritière de Pan elle ravit les ouïes
D’un son tantôt joyeux ou tantôt pénétrant,
Large, piquant ou froid, triste ou bien enivrant
A l’aide de sa flûte en mélodies inouïes.

Ancienne naïade, admirable sirène
Elle aurait envoûté et Charybde et Scylla
Dressée sur son rocher, habillée de lilas
Montrant que dans les eaux c’était elle la reine.

Cette muse enivrante autant que délectable
De son ombre élancée se meut tel un félin
Offrant à son élu les espoirs de matins
Où l’aube rougeoyante offre un corps ineffable.

Son regard pétillant comme un nectar de fête,
Espiègle et déroutant brille de mille feu,
Et tous ses sens alors s’invitent audacieux
Au bord de ses désirs, devenant interprètes.

Sa lèvre incandescente, excitante et sensuelle
Au profond des baisers distille ses plaisirs
Et sa peau de satin est faite pour transir
L’intense sensation des caresses mutuelles.

Cette muse c’est toi et je veux célébrer
Ces instants délicats où le temps court plus vite
Où nos cœurs et nos corps en double écho s’invitent
A partager sereins l’ivresse de vibrer !

Ode à la femme

31 août 2009

Ode à la Femme

Tu es dans mes pensées par delà les secondes
Et je bois tout le miel que me laisse ton spectre,
Sans les lamentations – que je laisse à Electre -
Tu éclaires mes jours en destinées fécondes.

Pareille à un soleil qui irradie des vagues
D’un rouge sanguin vif qu’on ne peut camoufler
Tu renvoies sur mon cœur les radieux reflets
De ton âme éclatante, étincelante bague.

Pour adoucir mes nuits il est un souvenir
Que j’aime à raviver sur ma peau endormie :
C’est le baiser sucré que m’offraient alanguies
Tes lèvres dessinées à l’encre du désir.

Le matin c’est mon cœur affolé par mes sens
Qui crie ton nom sans cesse en battant la chamade
Comme à Venise on donne une charmante aubade
Pour exhaler l’amour et d’ardentes avances !

Jour et nuit, demoiselle, aux mille et un visages
Tu feras de ma vie l’autel de tes plaisirs
Et j’oserai toujours de tes rêves saisir
L’impalpable bonheur qui traverse les âges.