Le plaisir nu

12 janvier 2010

Le plaisir nu

Une fois oublions nos quotidiens décors
Pour enfin lâcher prise et dans les errements
Penser aux lendemains qui chantent fièrement
La vie qui nous exalte et fait vibrer nos corps

Lisons main dans la main cet horizon brûlant
Où le soleil, discret, se camoufle en chandelle
Où les nuages blancs, bel écrin de dentelles
Accueillent nos plaisirs en heureux confidents.

Sans pudeur, livrons nous aux jeux les plus intimes,
Chavirons dans la chair avilissante et folle,
Noyons-nous de baisers à la candeur créole
Je serai ton bourreau, tu seras ma victime
Et le crime assumé au creux de nos atolls
Restera incompris dans l’effroi unanime!

Et nous ferons rougir les vierges les plus prudes
Exhibant sur le sable une étreinte choquante
Tels des serpents hargneux, héritiers des bacchantes
Nous nous accouplerons dans les cris les plus rudes.

La friction de nos peaux claquera bruyamment;
La chair en éruption dans la forge des sens,
Arpège incandescent de la concupiscence
Brûlera nos baisers d’amants presqu’infamants.

Et lorsque tu jouiras dans l’abandon total,
Emplie d’une furie, violente, incontrôlable
J’encenserai tes seins d’un stupre inégalable
Qu’autrefois l’on trouvait aux forêts de santals.

Nuit charnelle

22 juin 2008

Nuit charnelle

Le désir était là, au creux de nos deux corps,
Nous tremblions, serrés, de plaisir sous nos peaux
Et les quelques bougies qui tenaient de décor
Dans nos yeux reflétaient la force du propos.

Caresses et baisers nous liaient dans l’intime
Et nos regards fiévreux traduisaient le transport
Que notre union pourrait dans ce moment sublime
Installer en nos cœurs jusqu’aux cieux de l’aurore.

Nos courbes étendues enfin se confondaient
Nos pouls s’accélérant, l’ivresse de l’étreinte
En ses frissons charnels de vie nous inondait
Et le bonheur alors n’était plus hors d’atteinte.

Union

22 juin 2008

Union

C’est le souffle coupé par l’homme impérieux
Que la femme charmante empreint d’odeurs suaves
Rompt son corps plantureux sous un désir de lave
Où le charme en patron s’impose glorieux.

Puissante elle rugit la transe qui l’enivre,
En féline aguerrie contorsionne  ses formes
Oubliant un instant son cachot fait de normes
Dans lequel la journée se passe sans se vivre.

La caresse charnelle en rythmes frénétiques
Taquine l’interdit, les plateaux de jouissance,
Imaginés un soir lors de chaudes vacances
Le long de la jetée aux reflets féeriques.

Aurions nous pu prévoir les plaisirs de Sodome
Sans Gomorrhe à la barre au devant du navire
Où la plus sage femme, élégante, soupire
Pour donner la justesse à ce qu’enfin nous sommes ?

Je dis donc : homme ou femme aimons nous de cinq sens
Baisons nos joues,  nos mains et le corps tout entier
Sans irrespect, aucun, n’inspirons pas pitié
A ces illuminés qui prônent la décence !

Noirceurs Parisiennes

6 juin 2008

Noirceurs Parisiennes

Univers ambigu renversant les tabous,
Ton atmosphère étrange entretient les esprits
D’une quête assoiffée ne connaissant de prix !
Mais quel Démon coquin les fait tenir debout ?

Cadences endiablées des galères Romaines
Aux accents lancinants tout aussi fracassants,
Vos rythmes aliénants et pourtant peu dansants
Voient de nouveau le jour dans la boîte inhumaine…

Oh ! Pantins bien charnels dénués de raison :
Que de pitié j’éprouve en scrutant la candeur
De vos faits amoureux empruntant les odeurs
A la bestiale envie de la folle saison !

Vos âmes payeront la douloureuse histoire
Née d’un affreux brouillon de lyres métalliques,
De falsifications, d’attirance électrique
Germés dans l’inconscient le temps d’un sombre soir…

Femme…

23 mai 2008

Femme…

Allongé sur un lit je désire surprendre
Une bouche féline et des seins alarmants,
Si doux et si fiévreux qu’en poète, en amant,
Langoureux je pourrais avec passion te prendre

Ah ! La folie me guette et toi femme sublime
Soleil de mes désirs je martèle ton cœur
En posant sur ta peau mes caresses de fleur,
Jouant obstinément le jeu des sensuels mimes…

L’ascension périlleuse en direction des cieux
Me rappelle instamment l’Olympe des plaisirs
Et en aventurier je gravis, audacieux,
Le sommet de la douce embaumé de désirs.

L’objet de tentations empli d’excitation
Eveille tous tes sens et provoque en ton corps
L’explosion virginale, source d’exaltation,
Récompense infinie des intenses efforts…

Un cocon de bonheur étouffe nos ébats,
Et toi, femme enchantée tu m’offres ton sourire,
Gage d’éternité et de coquins plaisirs :
A jamais tu seras l’élue de mes débats…