Entre Idéal et Spleen
Entre Idéal et Spleen
Entre Idéal et Spleen je vogue maladroit,
Confondant le Bonheur et les joies éphémères,
Que toi, vie souveraine, énigmatique mère
M’apporte bienveillante, aguerrie de sang-froid.
Je frémis vulnérable à la peur ambiante,
A ce Spleen sournois, épée de Damoclès,
Qui rit bien calmement de ses viles prouesses
Auprès de son amie, l’Illusion patiente.
Mais la vie gardienne efface ces démons
D’une noble manière ! Aussi suis-je troublé
Qu’elle m’offre, grand seigneur, le bel Amour soufflé
Dans le plus pur cristal au vent de ses poumons.
L’Idéal est si beau sous ses airs lumineux,
En scandant fièrement sa démarche insouciante.
Ah ! je serais heureux devant cette officiante
D’expurger à jamais mes penchants vénéneux.
Oui, la frontière est floue entre ces deux aimants
Et mon cœur affolé se balance aux questions :
« Ma conscience et moi : faut-il que nous restions
Accrochés aux espoirs d’un monde qui se ment ? »
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