La rue
La rue
Dans les rues de Paris, déambulant dans l’ombre,
Le goût de sa détresse incrusté dans ses pores,
Il souffre au quotidien des trésors de Pandore,
De tant d’espoirs rognés par des maux en surnombre.
Muré dans un mutisme où l’on ne saurait vivre,
Hors du temps il oublie sa belle et grave voix,
Il a perdu sa verve et son esprit grivoix :
L’alcool, sa seule étreinte, aujourd’hui le rend ivre.
Son ultime rempart s’érige de fierté,
Mal placée pour certains : il refuse les aides
Et cherche au tout venant pour ne pas finir raide
Une pièce, un regard, sans se faire exhorter.
Il nous est plus facile un doux soir de printemps
D’ignorer sa présence et d’avancer hardi
En profitant gaïement plutôt qu’être interdits
Face aux chemins sinueux qui nous sont irritants.
2 Responses to “La rue”
Laisser un commentaire
doux, simple, efficace, jolie mots qui vont m’accompagner ce soir et m’emporter un peu ailleurs, merci
…..c’est un de ceux que je préfère!
« Dans les rues de Paris, déambulant dans l’ombre,
Le goût de sa détresse incrusté dans ses pores,
Il souffre au quotidien des trésors de Pandore,
De tant d’espoirs rognés par des maux en surnombre. »
La première strophe coule avec naturel dans mon esprit…
C’est un poème humaniste, travaillé, qui laisse à réfléchir (et surtout à rêver).