Psyché
Psyché
A Anne
Lorsque je suis venu de Corneille et Molière
Ouïr avec ferveur les fins vers de Psyché
Je ne m’attendais pas – je ne puis m’en cacher –
A découvrir un jeu dont je ne puis m’abstraire.
En ta bouche le verbe avait mille horizons :
Les tourments que Vénus imposaient à ton être
D’Arcadie à Paris arrivaient à renaitre,
Plus intenses, plus forts qu’une simple vision !
Corps et âmes mêlées, avec Amour sur scène,
Ta grâce et ta beauté renforçaient cette union
Lorsqu’alanguie, mourante, en pleine communion
A nouveau le bonheur jaillissait en fontaine !
Je dois porter ta gloire aux membres de ta troupe
Et te remercier d’être esprit de la pièce
Car plus encore ce soir qu’éclairer mon faciès
Tu parlais à mon cœur comme Eole à la poupe.
Laisser un commentaire