Quatre-vingts ans
Quatre-vingts ans
Un doux matin de juin tu t’éveilles et tes sens
Invoquent le printemps comme unique saison :
Les années de ta vie raisonnent en jolis sons
Et forment réunies, ton cœur, ton existence.
Radieuse à midi, tu embrasses tes proches,
Les étreins chaudement pour exprimer ta joie ;
Et de sagesse emplie tu leur montres la voie
De l’amour véritable aussi fort que la roche.
L’odeur des souvenirs, l’après-midi t’embaume,
Elle est là pénétrante et t’emporte au soleil
Comme pour rappeler la somme de merveilles
Gravée à tout jamais dans le creux de tes paumes.
A la tombée du jour, l’horizon mystérieux
Te laisse présager à travers ses couleurs
De l’avenir heureux, arc-en-ciel de bonheurs,
Décor paradisiaque où tu remercies Dieu.
Le soir alors nourrie d’un bien-être authentique
Sur ta couche sereine à tes quatre-vingts ans
Le goût de ta jeunesse en bouquets occitans,
Te berce lentement vers des rêves magiques.
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