La Muse
La Muse
C’est un être élégant aussi radieux qu’un astre
Un de ces beaux esprits autant curieux qu’ouvert
Au monde qui l’entoure, à ses bijoux offerts,
Mais qui ne cède pas aux mille éclats des piastres.
D’un caractère joueur, parfois même coquin,
Pleine de gourmandise, animée de vigueur,
Elle promène ainsi avec chaleur son cœur,
Égrainantses envies de sourires taquins.
Héritière de Pan elle ravit les ouïes
D’un son tantôt joyeux ou tantôt pénétrant,
Large, piquant ou froid, triste ou bien enivrant
A l’aide de sa flûte en mélodies inouïes.
Ancienne naïade, admirable sirène
Elle aurait envoûté et Charybde et Scylla
Dressée sur son rocher, habillée de lilas
Montrant que dans les eaux c’était elle la reine.
Cette muse enivrante autant que délectable
De son ombre élancée se meut tel un félin
Offrant à son élu les espoirs de matins
Où l’aube rougeoyante offre un corps ineffable.
Son regard pétillant comme un nectar de fête,
Espiègle et déroutant brille de mille feu,
Et tous ses sens alors s’invitent audacieux
Au bord de ses désirs, devenant interprètes.
Sa lèvre incandescente, excitante et sensuelle
Au profond des baisers distille ses plaisirs
Et sa peau de satin est faite pour transir
L’intense sensation des caresses mutuelles.
Cette muse c’est toi et je veux célébrer
Ces instants délicats où le temps court plus vite
Où nos cœurs et nos corps en double écho s’invitent
A partager sereins l’ivresse de vibrer !
L’Amour
Il existe peu d’instants dans nos vies
Où tout notre sang bouillonne avec force
Où notre cœur palpite avec envie
Où nos boyaux, avec désir se corsent
Où notre peau, chaude, ainsi nous convie
A boire la sève à travers l’écorce.
Aujourd’hui j’ai goûté cet instant rare
Où tout à la fois se révèle
Où tout alors nous ensorcèle,
Où nous volons ce monde à part
Et l’érigeons comme un modèle.
Il est alors là, beau et fugace :
Où l’on ne l’attend plus !
Où tout ce qu’on a cru
Peut enfin prendre place…
L’Amour !
Publié sous Amour, Femmes | Comment (0)Méditations
Méditations
Mon coeur s’est arrêté depuis samedi soir
Il reste suspendu aux douceurs de ton être,
Il a besoin pour vivre et prétendre au bien-être
D’Amour et de confiance en mille et un espoirs.
Quel plaisir de pouvoir partager notre temps
Ensemble, à nous lier, dans d’heureux sentiments !
Quel plaisir d’exhaler le meilleur de nous-même
Lorsque nous échangeons nos caresses d’amants !
J’ai soif de partager nos rouages intimes,
De pouvoir avancer à deux sur cette route :
Confiants et construisant au pouvoir de l’écoute
Nos fondations de couple en avenir sublime !
Aimer, simplement
Aimer, simplement.
La vie est un gâteau dont les goûts sont changeants :
Maintes fois j’ai coupé une part délicieuse
En me disant « Yogan! Tu la rendras heureuse ! » :
Mais soudain son parfum devenait dérangeant…
Parfois pour apprécier les mets les plus subtils
Il faut prendre conscience un instant des plus simples
Et savoir retrouver les saveurs de son couple
En chassant de son cœur ses penchants versatiles.
Aujourd’hui alertées, mes papilles en fête
Pleines de gourmandise attendent tes baisers :
Et j’aimerais toujours de ton âme apaiser
Toutes ses afflictions pour les rendre désuètes.
Vivons comme à présent et mettons sur l’autel
De l’Amour nos deux corps en gage de confiance,
Ne mettons dans nos cœurs quelque once de méfiance
Et jetons nous heureux dans la joie immortelle.
Sans toi
Sans toi
Au cœur de la Bourgogne auprès de ma famille,
Une seule personne à mes côtés me manque :
J’aimerais m’évader ce soir, dans les calanques,
Nous nous baladerions le plaisir en guenilles.
Je rêve d’éclairer ses yeux de loyauté,
Pour elle je serai de ces hommes fidèles,
Sa présence est pour moi sa plus belle beauté
Et j’aimerais nous peindre une heureuse aquarelle.
Une note de bleu, cette couleur si rare,
Le rayon d’un soleil pour dessiner la plage
Un orange fruité aux saveurs de Carthage,
Le rouge du désir dont je ne suis avare.
Le noir de mon passé ne serait que l’envers
De ce tableau joyeux aux couleurs éclatantes
Et je n’exposerai de la toile un revers
Qui puisse nuancer ma promesse engageante.
Parfois pour un chef d’œuvre il faut persévérer
Montrer que les erreurs d’antan n’ont été vaines
Il faut se réjouir : de la vie espérer
Ressentir ses bienfaits à jamais dans nos veines.
Seconde chance
Seconde chance
Lorsque ta douce voix me berçait de ton sud
J’étais alors comblé de partager ton temps :
Mais parfois dans la vie les épreuves sont rudes
Et révèlent bien tard le bonheur qu’on attend.
Rongé par les remords, honteux de mon image,
Les remous de l’esprit m’ont perdu dans leurs lies :
Au lieu d’ouvrir les yeux et d’éviter l’orage
J’étais alors aveugle et empli de folie.
Je porte le fardeau de ma lourde bêtise,
Errant dans mon logis, je me languis de toi :
La culpabilité est un feu que j’attise
Aux larmes des regrets qui portent mon effroi.
Ton sourire éclatant et tes yeux émouvants
Brillent par leur absence et j’espère les revoir :
Si jeunes nous avons encore tant d’instants
A partager ensemble à l’ombre d’un espoir.
Je te sais si déçue, sans confiance pour moi !
Je saurai te montrer la valeur de mon âme :
Pardonne ma conduite et vois mon désarroi,
Une seconde chance enterrera la lame…
Union
Union
C’est le souffle coupé par l’homme impérieux
Que la femme charmante empreint d’odeurs suaves
Rompt son corps plantureux sous un désir de lave
Où le charme en patron s’impose glorieux.
Puissante elle rugit la transe qui l’enivre,
En féline aguerrie contorsionne ses formes
Oubliant un instant son cachot fait de normes
Dans lequel la journée se passe sans se vivre.
La caresse charnelle en rythmes frénétiques
Taquine l’interdit, les plateaux de jouissance,
Imaginés un soir lors de chaudes vacances
Le long de la jetée aux reflets féeriques.
Aurions nous pu prévoir les plaisirs de Sodome
Sans Gomorrhe à la barre au devant du navire
Où la plus sage femme, élégante, soupire
Pour donner la justesse à ce qu’enfin nous sommes ?
Je dis donc : homme ou femme aimons nous de cinq sens
Baisons nos joues, nos mains et le corps tout entier
Sans irrespect, aucun, n’inspirons pas pitié
A ces illuminés qui prônent la décence !
Ma Déclaration
Ma Déclaration
Si je suis insolent à braver ton amour
C’est pour me rapprocher de ton cœur un beau jour :
Ni barrières, ni lois ne pourront contenir
Ce sentiment troublant grâce auquel je chavire…
Un jour en bleu de mer, un autre en terre de feu,
Je suis caméléon au pays d’arc-en-ciel :
Et je souhaite en amant exaucer tous tes vœux
En t’offrant doucement mon rêve au goût de miel…
Albatros un instant, Agamemnon un autre,
Effrayant, l’avenir amoindrit mes espoirs !
Oh ! Mais toi, inconsciente, envoûtant tous mes soirs,
Tu dessines aux pastels une ville : la nôtre…
Doux rayon de soleil illuminant ma vie :
Ton regard bleu de braise amène mon amour
Sur un plateau doré aux mille et un détours
Comme pour caresser un instant tes envies.
Délicieux horizons
Délicieux horizons
Une flamme jaillit, intrigante estivale,
Ame pure et charmante emplie d’un fin génie ;
Une flamme jaillit en moi toute bénie
Et mon cœur enchanté célébra Carnaval !
J’avançai confiant dans le bleu qui hypnose,
Pays de mille espoirs, écrins d’un avenir ;
J’avançai confiant dans un rouge plaisir
Où les mots et regards dessinaient la symbiose…
Emu je découvris l’incroyable chaleur,
Promise en un sourire, une danse éternelle ;
Emu je découvris le brasier passionnel
Dans lequel sommeillaient de si nobles valeurs.
Une femme a jailli à la source d’Amour
Oh ! J’ai bu le bonheur, miracle d’un baptême
Une femme a jailli habillée d’un poème
Et dès lors je ferai de ma vie son séjour !
Le temps d’un songe…
Le temps d’un songe…
La nuit s’en vient, le vent est chaud et je t’attends ;
Orpheline, ma bouche espère un doux baiser,
La saveur épicée de l’union consumée.
Les secondes figées éternisent le Temps.
Dans cet instant magique une valse de sens
Nous fait tourner la tête. Oh! La célébration
De nos deux corps offerts comme en déclaration
Emporte l’illusion, efface ton absence.
Alors j’ouvre les yeux et dans l’obscurité
Vois ton visage d’ange esquissé dans la Lune :
Ton rire de princesse, ta chevelure brune
Puis toutes les étoiles éclairent ta beauté :
Pour graver dans mon cœur ton image à jamais
Tout en me chuchotant : »ne cesse de l’aimer ».