Désir de brasiers

22 juin 2008

Désir de brasiers

Mon Amour, ton regard est inscrit majestueux
Au fond de mes pensées les plus attendrissantes,
Au galop c’est mon cœur, qui par bien trop d’attente,
Recherche frénétique un de tes dons vertueux.

Je suis à la merci de ta bouche pulpeuse
Qui de mots interdits invente des folies :
Non content que certains les trouvent impolies
Moi j’aime à regarder ta gorge plantureuse.

Inventive et magique, assurément intime,
Notre vie la sera sans pire ni meilleur
Et pour s’accoutumer à un tel arc en fleur,
De saisons nous n’aurons que la valse des rimes.

L’insolent Amour

22 juin 2008

L’insolent Amour

Rempli d’ambiguïtés, l’amour est insolent :
Un jour le regard doux il vous tend son bonheur
Puis un autre, sournois, vous l’enlève dans l’heure.

Rempli d’obscurité, l’amour est insolent :
Aussitôt qu’il allume une flamme en l’amant,
Il peut à tout moment l’éteindre violemment.

Rempli d’absurdité, l’amour est insolent :
A peine vous a-t-il fait goûter le charnel
Qu’il vous ôte instamment ses vestiges sensuels.

Rempli d’ostentation, l’amour est insolent :
Bel atout pour combler l’infâme solitude
Il efface en chemin vos moindres certitudes !

Malgré  tous ses défauts l’amour est éternel :
Il n’est pas tout de noir, il n’est pas trop austère
Et son rêve réside en l’intrigant mystère
Qui les soirs de tempête éblouie d’arc-en-ciel.

Note ineffable

22 juin 2008

Note ineffable

Oh ! Un bel air de fête embaume mon cœur bleu,
Bleu de toute une nuit, bleu de toute une vie,
L’Etoile j’ai croisé, filante elle m’a ravi
Et dans la course folle en parcourant les cieux
Et Saturne et Vénus en la voyant l’envie.

Je suis dans cette alcôve et de ses reflets d’or
Provient cette musique intrigante, joyeuse,
Sang d’une farandole où tout la rend heureuse,
Et par contagion met à vif tout mon corps
Où crépite ardemment la flamme harmonieuse.

Tout deux portés au gré de cette mélodie
Nous voyageons amants, éclairant l’univers
A la douce lueur de nos liens si sincères ;
Et un regard de feu à lui seul se suffit
Pour traduire un instant nos pensées les plus claires.

Bercé contre son sein dans le flot sidéral,
L’orchestre fabuleux joue donc la symphonie
Des mille et un espoirs nourris dans une nuit,
Où la scène grandiose à l’aspect de l’opale
Nous offre les plaisirs des amoureux transits !

Demain

6 juin 2008

Demain…

Demain, la nuit tombée, je ravirai ton cœur,
Ô Colombine, Amour, ne pouvant plus languir :
En traversant les cieux, je viendrai pour t’offrir
La chaleur de mon corps, le parfum d’une fleur…

Et notre union sacrée répandra le bonheur,
Lequel transformera  nos envies à loisir,
En scellant notre amour d’un délicieux désir.
Je vivrai avec toi, serai ton âme sœur.

Que Cronos soit maudit, je braverai le temps
Pour que l’heureux futur soit le moment présent :
Je ne peux plus attendre à voir passer ma vie.

Et dans ce grand voyage, allié sera le vent
Qui nous amènera jusqu’au blanc paradis
Pour qu’un jour nous ayons la moitié de nos sangs.

Le parfum

6 juin 2008

Le Parfum

Ton parfum de velours embrase tous mes sens,
Astucieux, malicieux, taquine ma narine,
Et m’invite sensuel à tes baisers, divine,
A la douce caresse oubliée de l’enfance…

Tendresse enamourée si forte et si fragile
Naissant de la magie des effluves sournoises,
Je tiens à notifier sur ta légère ardoise
Que je m’en vais bâtir tel un fort une idylle.

La peur est inutile en ces contrées célestes
L’avenir n’est plus seul pour bercer tes odeurs,
Et contenir courtois ton admirable ardeur,
Le plus beau reste à vivre à savoir tout le reste…

A l’âme

6 juin 2008

A l’âme

La vie est un dédale où les êtres s’engouffrent,
Si bien que peu à peu ils oublient leur chemin
Pensant que tôt ou tard viendra la douce main
Qui de compassion relève ceux qui souffrent.

Mais de doigts il n’y a que celui du destin :
De la haine à la joie il passe par l’ennui,
Ô toi ! Mon cher poète avais-tu dans tes nuits
Deviné que plus fourbe encore en l’intestin
Grouillait un malicieux, monstre si délicat
Qu’il ne peut se trouver qu’aux confins d’un iris ?
Labyrinthe introuvable où l’entrée se fait lisse,
Avais-tu pressenti qu’en l’autre il se trouva ?

Lorsque l’on veut chérir la moitié de son cœur,
Avec force esquiver d’incroyables issues,
Pour trouver réconfort, n’est-il pas incongru
De subir cet Amour qui ronge avec horreur.

C’est de lui qu’il s’agit d’un panache élégant,
Hâtons nous de rêver qu’il serait arc-en-ciel
Sans noir ou bien sans gris juste pour son doux miel
Chaussons sans plus attendre un de ses plus beaux gants !