Le parfum

6 juin 2008

Le Parfum

Ton parfum de velours embrase tous mes sens,
Astucieux, malicieux, taquine ma narine,
Et m’invite sensuel à tes baisers, divine,
A la douce caresse oubliée de l’enfance…

Tendresse enamourée si forte et si fragile
Naissant de la magie des effluves sournoises,
Je tiens à notifier sur ta légère ardoise
Que je m’en vais bâtir tel un fort une idylle.

La peur est inutile en ces contrées célestes
L’avenir n’est plus seul pour bercer tes odeurs,
Et contenir courtois ton admirable ardeur,
Le plus beau reste à vivre à savoir tout le reste…

A l’âme

6 juin 2008

A l’âme

La vie est un dédale où les êtres s’engouffrent,
Si bien que peu à peu ils oublient leur chemin
Pensant que tôt ou tard viendra la douce main
Qui de compassion relève ceux qui souffrent.

Mais de doigts il n’y a que celui du destin :
De la haine à la joie il passe par l’ennui,
Ô toi ! Mon cher poète avais-tu dans tes nuits
Deviné que plus fourbe encore en l’intestin
Grouillait un malicieux, monstre si délicat
Qu’il ne peut se trouver qu’aux confins d’un iris ?
Labyrinthe introuvable où l’entrée se fait lisse,
Avais-tu pressenti qu’en l’autre il se trouva ?

Lorsque l’on veut chérir la moitié de son cœur,
Avec force esquiver d’incroyables issues,
Pour trouver réconfort, n’est-il pas incongru
De subir cet Amour qui ronge avec horreur.

C’est de lui qu’il s’agit d’un panache élégant,
Hâtons nous de rêver qu’il serait arc-en-ciel
Sans noir ou bien sans gris juste pour son doux miel
Chaussons sans plus attendre un de ses plus beaux gants !